La Coordination Nationale des Lycées Techniques et Technicum
  chronique
 
alger, le 12 décembre  2007
Les professeurs de l’enseignement                         
Technique du lycée technique
Ibn El Haithem (Ruisseau – Alger )
 
 
A Monsieur ……………………………
Inspecteur de l’éducation et de la
Formation de la filière……………….
 
 
 
Objet : Rapport de notre situation depuis
             la rentrée scolaire 2007/2008.
 
 
Nous venons par ce présent rapport, vous informer de la situation dans laquelle se trouvent les professeurs de l’enseignement technique depuis la rentrée scolaire 2007/2008.
 
A la rentrée scolaire, seulement six professeurs parmi nous ont eu un emploi du temps et les 19 professeurs restants se sont retrouvés sans emploi du temps et par conséquent en sureffectif.
 
Nous vous informons que cette situation nous a déstabilisé d’autant plus que tous nos collègues, au niveau de la wilaya d’Alger, travaillaient et pas nous et même avec un volume horaire très réduit.
 
Nous nous sommes adressés au chef d’établissement pour y voir plus clair et surtout pour essayer de trouver une solution à notre situation comme par exemple d’alléger nos collègues qui travaillent en réaménageant leur emploi du temps et faire travailler le maximum de professeurs possible parmi nous.
 
Malheureusement, au niveau du chef d’établissement, rien n’était possible alors nous lui avons proposé de voir ce qu’il en est au niveau de la direction de l’éducation mais nous n’avons eu aucune réponse.
 
Un mois après a savoir le 16 octobre quelques collègues, parmi nous, ont reçu des télégrammes de la direction de l’éducation et lorsqu’il se sont déplacés au bureau de l’enseignement moyen et secondaire (bureau 29) une personne responsable de ce bureau leur a demandé d’aller enseigner la spécialité Informatique, dans d’autres établissements secondaires, et a tenté d’intimider et même menacé un professeur Ingénieur, pourtant spécialisé en Mécanique, d’abandon de poste en cas de refus.
 
Suite à ces convocations, de la part de la direction de l’éducation d’Alger centre, nous nous sommes réunis entre nous (tous les professeurs de l’enseignement technique) et nous nous sommes entendus, non seulement, de ne rien accepter en dehors de notre spécialité mais nous avons adressé, au directeur de l’éducation, une déclaration lui expliquant notre position et nous avons médiatisé notre situation.
 
A la rentrée des vacances de novembre, nous avons été surpris par la fait que la direction de l’éducation d’Alger centre ait procédé, d’une façon illégale, en ayant affecté 17 professeurs parmi nous dans des lycées d’enseignement général. Deux professeurs restent toujours en sureffectifs.
Suite à cette nouvelle situation, nous tenons à dénoncer ce qui suit :
1-    Une injustice à notre égard car nous n’avons pas subit le même traitement que nos collègue, au niveau de la wilaya d’Alger, qui ont été maintenu dans leur poste avec un volume horaire réduit et même très réduit pour certains collègues.
2-    Le non respect du classement des professeurs de l’enseignement technique pour l’élaboration de l’emploi du temps sachant que les premiers classés, parmi nous, se sont retrouvés en sureffectif.
3-    La filière génie électrique regroupe des professeurs spécialistes en électrotechnique et des professeurs spécialistes en électronique  alors qu’au lycée technique Ibn El Haithem on a séparé entre les deux spécialités et on a confié l’enseignement de la technologie et de la filière technique mathématique uniquement aux professeurs spécialiste en électrotechnique sachant que cet enseignement peut être assuré par les professeurs des deux spécialités car il comporte une partie électronique et une partie électrotechnique.
4-    Après avoir rejoint les établissements ou nous avons été affecté, par décision du directeur de l’éducation pour nécessite de service, plusieurs situations ont apparues :
a-    plusieurs jours après notre affectation, et après notre installation, aucun poste n’a encore été dégagé à certains collègues parmi nous et par conséquent se retrouvent en sureffectif dans les lycées ou ils ont été affecté.
b-    Certains collègues parmi nous, une fois installés, se sont vu attribuer des postes avec un léger volume horaire en technologie et pour combler le volume horaire restant, du reste beaucoup plus important, des propositions nous ont été faites et qui ne sont d’aucun rapport avec notre spécialité à savoir :
·        enseigner informatique ou donner des formations à l’adresse des enseignants et même des élèves, dans les lycées ou nous avons été affecté, en Informatique et en mécanique (on a proposé à un professeur de mécanique de donner une formation en mécanique à des littéraires).
·        Assurer des taches administratives tel que bibliothécaire, agent de laboratoire et mêmes pions pour les surveillances de devoir.
·        Activités culturelles.
·        Cellule de recherche ?.
 
Ce qui s’apparente à une rétrogradation de notre statut et qui est surtout en violation des garanties du statut général de la fonction public et de l’article 59 du décret 90-49 concernant les tâches et les prérogatives de chaque poste d’enseignement.  
 
5-    certains collègues parmi nous subissent un harcèlement de la part desproviseurs et même des censeurs pour avoir refusé de servir de pompiers (ou bouche trous) dans les disciplines en détresse.
6-    Nous nous sommes retrouvés en conflit avec les proviseurs des établissements ou nous avons été affecté parce que nous avons refusé d’assurer les heures qui n’ont rien avoir avec la spécialité.
 
Des rapport de situation ont été dressés et adressés aux proviseurs des établissements ou nous avons été affectés pour justifier notre refus d’assurer des heures qui n’ont rien avoir avec notre spécialité mais qu’ils refusent de réceptionner.
 
Suite au refus des proviseurs de réceptionner nos rapports, nous avons établit d’autres rapports de situations au directeur de l’éducation d’Alger centre et procédé à des recours administratifs pour ceux qui n’ont toujours pas de poste de travail (pas d’emploi du temps).
 
Nous comptons aussi introduire des recours administratifs individuels (au cas par cas) auprès du directeur de l’éducation parce que nous avons été affecté par nécessité de service alors qu’il n’y a pas réellement nécessité de service et que surtout il y a eu violation de la loi puisque le ministère de l’éducation a piétiné la réglementation en vigueur en modifiant les statuts particuliers relatifs à la mobilité du personnel et aux mutations.
 
Un nouvel article, le 21bis, permet que le surplus soit géré par l’administration après avis de la commission paritaire.
Cet article spécifie que l’administration, pour des raisons de services, peut muter des enseignants après un rapport motivé de la commission paritaire.
Cet article a été utilisé de façon illégale puisqu’il n’y a pas eu consultation de la commission paritaire et de façon abusive pour accélérer la dispersion des enseignants de l’enseignement technique.
 
En légitime défense, nous saisirons les juridictions compétentes parce qu’il y a eu abus de l’administration et détournement de la loi et par conséquent le cadre de mutation est illégale.
 
En tant qu’inspecteur, nous vous demandons d’intervenir afin que cesse cette injustice à notre égard car personne parmi nous ne peut accepter de travailler dans un climat tendu en plus des intimidations subits et du mépris affichés à notre égard et à l’égard de l’enseignement technique.
 
Nous croyons qu’un minimum de respect et de considération à notre égard doit exister.
 
Nous sommes des professeurs de l’enseignement technique responsables et consciencieux de notre situation et si nous avons réagi en donnant notre point de vue sur la nouvelle restructuration de l’enseignement général et technologique c’est parce que nous voulons sauvegarder l’enseignement technique et que nous ne sommes pas d’accord avec ceux qui ont programmé la mise à mort des lycées techniques et des téchnicum.
 
Nous sommes convaincus que cette réforme est la mise en application du démantèlement des lycées techniques et des téchnicum.
 
Nous aimons notre profession. Nous nous sommes sacrifiés pendant des années à former des générations d’élèves qui sont cadres actuellement soit dans notre pays soit à l’étranger.
 
Nous n’avons rien demandé qu’à continuer à servir cet enseignement que nous espérons prospère et de meilleur qualité à tout les niveaux (encadrement technique, enseignement, structures et équipements techniques).
 
Nous vous prions d’agréer, Monsieur l’inspecteur, l’expression de notre haute considération et d’accepter notre profond respect.
 
 
Signé : les professeurs de l’enseignement
 Technique du lycée technique Ibn El Haithem.
 
 
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